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Agadir Tourisme / Aérien. La base d’Air Arabia s’arrête. Grande déception chez les professionnels.

Air Arabia arrête sa base aérienne à Agadir. Lancée, il y a deux ans ( en 2017), avec grand espoir de la part des professionnels gadirirs et de la part de l’ONMT qui a subventionné cette base.IL s’agissait de développer le volet aérien en provenance et à destination de certains pays émetteurs européens. L’espoir était grand chez les opérateurs du secteur du tourisme d’Agadir, qui avaient enfin, un outil de développement via une base aérienne, capable de faire des vols de point à point , au service du tourisme.

 

Air Arabia arrête sa base aérienne à Agadir. Lancée, il y a deux ans ( en 2017), avec grand espoir de la part des professionnels  gadirirs et  de la part de l’ONMT qui a subventionné cette base.IL s’agissait de développer le volet aérien en provenance et à destination de certains pays émetteurs européens.  L’espoir était grand chez les opérateurs du secteur du tourisme d’Agadir, qui avaient enfin, un outil de développement via une base aérienne, capable de faire des vols de point à point , au service du tourisme.  Air Arabia a marqué son implication à l’accompagnement du développement régional avec cette base, tant demandée  par les opérateurs du Souss. Elle a mis les vols, mais la réussite n’était pas heureuse, malheureusement..

Fin octobre donc,tous les vols sont donc arrêtés  qui desservaient des pays émetteurs européens. A préciser que les vols intérieurs effectués par Air Arabia et subventionnés par le Conseil Régional, restent toujours opérationnels.  Les vols connaissent un bon succès , notamment Agadir/ Rabat,  et Fès , entre autres …  L’annulation de la base aérienne d’Agadir de la compagnie  s’explique, par la faible rentabilité de plusieurs de ses vols opérés au départ de Birmingham, Copenhague, Stockholm, Manchester, Dublin, Cologne, Basel, à cause d’un faible taux d’occupation des sièges, estimé à une moyenne de 30% seulement. La volonté de réussir y était mais, les résultats étaient défaillants.

Ceci dit, il est à remarquer, qu’une erreur de stratégie de coordination , avait été raté, avec le lancement des vols et durant tout l’exécution des plans de vols . Il  fallait assurer un suivi durant les deux ans d’exploitation de la base aérienne. Suivi tripartite entre la compagnie, l’ONMT et le CRT Agadir.  Avec des évaluations mensuelles, et trimestrielles. Cela n’a pas été fait. ON se rappelle qu’au départ , il n’y avait pas d’unanimité sur les destinations et les fréquences des vols financés par l’ONMT. IL fait donc rectifier le tire au bon moment et ne pas continuer à garder un espoir de remplissage qui ne suit pas. Cela n’a pas été fait, non plus. L’ONMT avait malheureusement imposé sa vision des vols à assurer , sans la coordination parfaite qu’il fait avec les professionnels d’Agadir.

L’autre erreur stratégique, à signaler est le fait de décider d’opérer deux vols pas semaine par destination. Or, pour le lancement des lignes avec un seul vol suffirait ( avec un back to back) afin d’assurer un bon remplissage et assurer une clientèle sure pour la destination Agadir. La station balnéaire est une station de séjour, donc avec des clients qui restent sur place une semaine. Deux vols auraient été possible pour une destination qui reçoit des clients avec des cours séjours, comme Marrakech. Or ce n’est pas le cas pour Agadir.

Il est certain que cette première expérience de la base aérienne, dans son volet destinations européennes, a échoué. C’est décevant. Mais cela devra servir de leçons pour les trois partenaires. Cette situation délicate doit remettre à table les termes d’accord de subvention de la part de l’ONMT, contraint à réviser ses calculs, sa façon de voir les choses, et surtout sa relation avec les professionnels de terrain. Dans le cadre de la concrétisation de la Régionalisation avancée, l’ONMT doit coopérer efficacement avec le CRT Agadir Souss Massa, pour des objectifs réalisables, conçus en commun accords et et brillamment réalisés.

L’ONMT est l’outil national de promotion,  c’est vrai. Le CRT est l’outil régional qui conçoit la promotion régionale de terrain, en fonction des diverses produits touristiques régionaux et en fonction des besoins de visibilités du tourisme régional devant lui assurer un développement optimal. ONMT, Conseil Régional du Souss Massa, et CRT, doivent prendre ensemble le bon bateau pour arriver à bond port. Toute défaillance dans la synergie de coopération, de collaboration de ces trois partenaires, constitue un handicap réel, qu’il faut absolument bannir. Car il bloque le développement du tourisme au lieu de la favoriser et de le pousser vers le bon sens.

A bon entendeur, salut.

Med RIAL

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