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Taroudant : Site archéologique . Igiliz berceau de l’Empire Almohade

Igiliz : site emblématique du Maroc médiéval, perché dans les dernières crêtes de l’Anti-Atlas à une soixantaine de kilomètre à l’est de Taroudant, symbole de l’avènement des Almohades, Découvert en 2004 après une longue quête par les archéologues médiévistes.

 

Igîlîz des Hargha est le village natal d’Ibn Tûmart, il y est retourné en 515/ 1121-1122 pour se proclamer Mahdî, en y fondant une râbita pour rassembler ses partisans, pour se préparer aux attaques des Almoravides. En 516/1122 et en 517/1123 Les troupes almoravides se dirigent vers le ma’kil d’Al Mahdi, pour mettre fin à cette révolte, mais le caractère imprenable d’Igîlîz renforce la dominance des Almohades. Son séjour y sera court, trois ans après Ibn Tûmart se dirige vers Tinmal en 518/1125, après avoir convaincu les sociétés du Haut Atlas par sa prédication, il s’y installa grâce à sa proximité de Marrakech.

Après le départ d’Ibn Tûmart, une partie des Harghens restent à Igîlîz et le site se transformera en base d’opérations militaires vers 535/1140-41 jusqu’à la prise de Marrakech en 542/1147.

Igîlîz deviendra un site sacré pour les Harghens, mais la visite de ‘Abdal-Mu’min entant que premier souverain almohade, sous-entendait son rayonnement symbolique dans tout l’empire Almohade. Ce pèlerinage sera exercé également par son prédécesseur ’Abû Ya‘qûb en 565/1169-70. Même après le déclin de l’empire Almohade, l’attraction spirituelle du site d’Igîlîz continu à rayonner dans le pays des Harghens.

L’occupation du site s’échelonne de la fin du 11ème s. jusqu’à l’époque moderne selon les zones du site, une fourchette qui peut, grâce aux fouilles et analyses de laboratoire, se dilater vers l’amont et vers l’aval.

Le site est constitué d’un complexe architectural construit totalement en pierre, composé d’une qasba particulièrement bien défendue et réservée à l’élite des premiers almohades. Trois grottes converties en lieux de retraite et décrites par les textes historiques, une grande mosquée ne finit pas d’étonner par son plan barlong, des maisons collectives et privées formées de pièces de vie associées généralement à des avant-cours. L’ensemble de ses structures est protégé par une double enceinte percée de trois portes présentant pour la première fois au Maghreb des plans complexes en chicanes. L’extérieur des remparts abrite des activités artisanales (fourge) et un habitat dispersé. L’approvisionnement en eau se fait gr

A savoir aussi que le prix d’archéologie de la fondation Simone et Cino Del Duca a été décerné en 2015, à une mission archéologique franco-marocaine. Cette dernière a mis en lumière un site archéologique important de l’histoire marocaine situé dans la montagne d’Igîlîz.

La montagne d’Igîlîz recèle un pan de l’histoire Almohade méconnu. A son sommet se dresse une forteresse érigée contre les assaillants et qui fut longtemps oubliée. Beaucoup d’historiens cherchaient l’endroit, mais n’arrivaient pas à le trouver jusqu’au moment où la mission franco-marocaine d’archéologie a mis la main dessus. Dirigée par le professeur Abdallah Fili de l’Université d’El Jadida et Jean-Pierre Van Staëvel de l’Université Paris-Sorbonne ainsi qu’Ahmed Ettahiri de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP). Allons à la découverte du site à l’origine de la rébellion qui a mené les Almoravides à leur perte.

La montagne d’Igîlîz se trouve à une soixantaine de kilomètres de Taroudant (région Souss-Massa), dans l’Anti-Atlas, dans la commune de Toughmart, fief de la tribu des Arghen. Les ruines archéologiques de la forteresse médiévale se trouvent dans une région enclavée avec une vue à couper le souffle sur les vallées et les montagnes. «C’est la raison pour laquelle le site résistait aux assaillants», explique Abdellah Fili, professeur en archéologie en charge des fouilles sur Igîlîz. «On ne s’attendait pas à découvrir le site du premier coup. En 2004, nous nous sommes basés sur les sources arabes écrites médiévales et sur les travaux de nos prédécesseurs pour localiser l’endroit», informe l’archéologue spécialisé dans la période islamique. Selon lui, des archéologues se sont intéressés au site dès les années 20, mais n’arrivaient pas à le trouver.

Au niveau régional la SDR ( Société de Développement Touristique) du Souus Massa, a entamé tout un programme de réhabilitation de ce site e, lui accordant toute la valeur historique régionale qu’il mérite ainsi qu’une bonne visibilité à travers des visites touristiques guidées, un hébergement de proximité et des randonnées dans la région. Une bonne initiative appuyée sur les résultats des recherches archéologiques et historiques.

 

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