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Tourisme: L’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) plaide pour une réouverture des frontières

Et la mise en place des protocoles sanitaires pour réduire les risques Objectif: Des voyages sûrs et fluides et le rétablissement de la confiance Au Maroc, pas encore d’annonce pour aider au redressement du secteur

 

Alors que les autorités concernées du tourisme n’ont pas encore présenté des pistes pour une véritable reprise du tourisme, pour la deuxième fois depuis le début de la crise sanitaire, l’Organisation mondiale du tourisme monte au créneau et publie un rapport pour redresser le secteur.

Les hôtels égyptiens à Hurghada sur la mer Rouge ont été parmi les premiers à recevoir des touristes nationaux après la fermeture temporaire des établissements en raison de la pandémie de coronavirus. (Ph. www.egyptindependent.com)

Ces directives ont été élaborées en consultation avec son comité de crise pour le tourisme mondial. Elles visent à aider les pouvoirs publics et le secteur privé sur la voie du redressement après cette crise sans équivalent.  Plus on tarde pour la levée des restrictions sur les voyages,  plus le nombre de touristes internationaux pourraient chuter et ce sont de 100 à 120 millions d’emplois qui sont menacés.

Le nouveau guide  de l’Organisation se concentre sur sept priorités pour le redressement du tourisme reposant sur les piliers relatifs à l’atténuation de l’impact économique, la mise au point de protocoles d’hygiène et d’interventions coordonnées, et le développement de l’innovation.

Ces protocoles devront réduire les risques à chacune des étapes de la chaîne de valeur du tourisme. Ils incluent la mise en place de contrôles là où cela se justifie, y compris d’imagerie thermique, de dépistage, de distanciation physique, de nettoyages plus fréquents et de distribution de trousses d’hygiène pour permettre des voyages en avion, des services hôteliers et des événements sûrs.

Dans sa série de recommandations, l’OMT appelle aussi à un soutien de la trésorerie des entreprises, à l’investissement à l’allégement des taxes…, et à la facilitation du voyage. Dans une dépêche de l’AFP, le secrétaire général de l’OMT,  Zurab Pololikashvili, appelle à l’instauration des couloirs aériens entre pays à faible risque de contagion de Covid-19, comme «premiers pas» pour permettre la reprise du tourisme mondial.

Pour Pololikashvili, il est temps d’avoir une meilleure coordination des réouvertures de frontière post-pandémie, en particulier en Europe et d’ouvrir les frontières extérieures à l’espace Schengen. «Il est impossible d’avoir 100% de sécurité, mais certaines mesures pourraient réduire au maximum les risques pour les voyageurs».

Parmi ces mesures, un «passeport sanitaire» permettant aux pays d’échanger des informations, des tests rapides du Covid-19 et des prises de température. Une idée que les Etats et les professionnels du secteur réfutent pour son non sens car il n’y a aucune garantie que les personnes qui se sont remises du Covid-19 sont prémunies contre une seconde infection.

Pour certains,  cette mesure ressemble plus à une ségrégation sanitaire. Autre directive de l’OMT, la transformation numérique pour les destinations, les entreprises et les employés, par des initiatives telles que la formation gratuite en ligne via la UNWTO Online Academy et l’utilisation d’applications comme Hi Card pour améliorer l’interopérabilité internationale dans les aéroports et les hôtels. Elles soulignent aussi le rôle de la technologie pour aider à assurer la distanciation sociale dans les hôtels et les destinations touristiques.

Au Maroc, la pandémie du coronavirus et la fermeture des frontières ont eu pour conséquence l’arrêt de l’activité des établissements d’hébergement depuis le 15 mars dernier et de grosses pertes pour le secteur

Aujourd’hui, les opérateurs demandent une date pour la réouverture des frontières mais aussi une accélération de la mise en place d’un protocole sanitaire spécial Hôtellerie.  «Ces normes doivent nous être communiquées le plus rapidement possible pour pouvoir d’abord nous adapter et ensuite rassurer notre clientèle et nos marchés émetteurs», souligne la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) dans un courrier adressé au ministère de tutelle.

D’autres opérateurs s’interrogent sur les mesures hospitalières et couverture d’assurance prévues au cas où le client tomberait malade lors de son séjour. «Ces informations sont primordiales pour nos adhérents afin qu’ils puissent s’organiser en conséquence et renouer la collaboration commerciale avec leurs partenaires étrangers».

Les hôteliers au bord de l’asphyxie

Pour les professionnels marocains,  si à ce jour, les hôteliers ont, tant bien que mal, géré financièrement cette période, c’est grâce aux mesures de soutien mises en place, notamment l’indemnité forfaitaire accordée aux salariés. Par ailleurs, indiquent les professionnels, le tourisme interne ne concernera qu’une période de cinq semaines et ne compensera pas la perte du tourisme international due à la fermeture des frontières nationales et des pays émetteurs des touristes.
«Par conséquent, les perspectives d’une réelle reprise sont bien minimes et les établissements d’hébergement ne pourront pas, dans ces conditions, faire face à leurs charges fixes financières, fiscales et sociales auxquelles s’ajoutent les coûts additionnels correspondant aux mesures sanitaires»,  alerte la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) dans un courrier adressé  à la ministre du tourisme Nadia Fettah Alaoui.

 

 

 

/www.leconomiste.com  Par Badra BERRISSOULE

 

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