Tourisme Rural

SOUSS MASSA Arganiculture  Sauvegarde de l’arganeraie : Plantation de 5 000 ha Et Réhabilitation de 200.000 ha.

Les Zones Oasiennes et de l’Arganier constituent un territoire vaste, recouvrant près de 40% du territoire national et constitué de cinq régions, seize provinces et de 400 communes. Une superficie de 1540 Ha est en cours de plantation au niveau des provinces de Tiznit, Taroudant, Essaouira, Chtouka Ait Baha, sidi Ifni et Guelmim

Sauvegarde de l’arganeraie : Plantation de 5 000 ha

           Et Réhabilitation de 200.000 ha.

Augmentation de la production de l’huile d’argane pour atteindre, 10.000 tonnes /an, en 2020, (actuellement estimée à 4.000 tonnes/an)

 

Les Zones Oasiennes et de l’Arganier constituent un territoire vaste, recouvrant près de 40% du territoire national et constitué de cinq régions, seize provinces et de 400 communes. Une superficie de 1540 Ha est en cours de plantation au niveau des provinces de Tiznit, Taroudant, Essaouira, Chtouka Ait Baha, sidi Ifni et Guelmim

 

Dans l’objectif de réduire la pression sur la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie (RBA), le Maroc s’est engagé, à travers une NAMA autour de l’arganiculture, pour planter à l’horizon 2030 une superficie de 43.000 Ha d’arganier dans des vergers hors domaine forestier à condition de mobiliser les financements nécessaires dans le cadre de la finance climat.

La Réserve de Biosphère de l’Arganeraie (RBA), couvre une superficie d’environ 2,5 millions d’hectares (toutes essences forestières confondues), l’arganier y occupe la part la plus importante avec une superficie de 830.000 hectares. Cette réserve, reconnue par l’UNESCO en 1998, se caractérise par sa multifonctionnalité socio-économique et son aspect écologique unique. Cependant, son écosystème devient de plus en plus fragilisé. Sa dégradation est due principalement aux aléas climatiques et pressions anthropiques sur les différentes ressources de l’arganeraie.

 

Suivant l’approche « filière » adoptée par le Plan Maroc Vert, la filière d’argane s’est dotée d’un contrat programme relatif au développement de la filière entre le Gouvernement et l’Interprofession suivant une vision intégrée qui vise le développement des différents maillons de la filière de l’amont à l’aval.

Les objectifs stratégiques de ce contrat-programme, à l’horizon 2020, consistent en :

  • La Réhabilitation de 200.000 ha de l’arganeraie ;
  • La domestication de l’arganier et l’extension de sa culture en conduite moderne sur 5.000 ha;
  • L’Augmentation de la production de l’huile d’argane pour atteindre, en 2020 ; 10 000tonnes /an (actuellement estimée à 4.000 tonnes/an) ;
  • La Mise en place de projets Pilier I Pilier II en vue d’une valorisation et d’une promotion modernes et efficientes des produits de l’arganier ;

Le programme d’arganiculture constitue l’un des axes phares de ce contrat programme avec un objectif de plantation de 5000 Ha à l’horizon 2020. Conformément à l’engagement de l’Etat Marocain sur la NAMA relative à l’arganiculture, l’objectif devient plus ambitieux, notamment suite au cofinancement du Projet de « Développement de l’Arganiculture en Milieu Aride et Semi-Aride- DARED » par le Fonds Vert pour le Climat (GCF) pour la plantation de 10.000 Ha d’arganier pour la période 2017-2022.

Exécuté par l’ANDZOA (Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier), brillamment dirigée avec détermination et persévérence par Latifa El Yacoubi, et un staff de jeunes cadres dévoués à cette cause, ; le programme il a pour ambition de faire de l’arganiculture un modèle économique résilient aux changements climatiques et stimulateur d’un changement de paradigme dans la conception et la réalisation des projets d’agriculture durable. Il est axé sur trois principales composantes :

·  Plantation de 10.000 Ha d’arganier dont 2.000 plantées en association avec des cultures intercalaires (PAM)

·   Mise en place des ouvrages de rétention des eaux pluviales

·  Assistance Technique Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier

·  Organisation des ayants droits en GIE et mise en place des Unité de collecte d’Afyache
·  Renforcement des capacités des institutionnels et communautés cibles

Le programme intervient dans l’aire géographique de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie. Il concerne les préfectures et provinces suivantes : Agadir Ida Outanan ; Inezgane Ait Melloul ; Taroudant ; Chtouka Ait Baha ; Tiznit ; Sidi Ifni ; Essaouira et Guelmim. Le budget du programme s’élève à 49.2 Millions Dollar dont la contribution du GCF est de 39.3 Millions Dollars. En terme d’exécution du projet, une superficie de 1540 Ha est en cours de plantation au niveau des provinces de Tiznit, Taroudant, Essaouira, Chtouka Ait Baha, Sidi Ifni et Guelmim.

La stratégie de développement global et intégré des zones oasiennes et de l’arganier est mise en œuvre à l’issue de sa présentation devant SM Le Roi le 04 octobre 2013 et sa validation par le Comité d’Orientation Stratégique à Errachidia.

La mise en œuvre de cette stratégie repose sur les principes généraux de cohérence, de complémentarité, de coordination et de suivi-évaluation des programmes de développement globaux et intégrés.

Les Zones Oasiennes et de l’Arganier constituent un territoire vaste, recouvrant près de 40% du territoire national et constitué de cinq régions, seize provinces et de 400 communes.

Le diagnostic stratégique  du  territoire  a  permis  d’identifier  trois  grands  enjeux,  auxquels  le  plan  de développement devra répondre :

  • Un enjeu de développement humain ;
  • Un enjeu de valorisation des ressources économiques ;
  • Un enjeu de développement durable.

Partant de ces constats, 5 idées fortes ont permis de fonder la stratégie de développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier :

  • Un développement qui garantit aux citoyens une bonne qualité de vie ;
  • Un développement qui améliore de manière pérenne les revenus des populations locales ;
  • Un développement qui s’appuie sur une valorisation durable des patrimoines naturel et culturel ;
  • Un développement volontariste qui redynamise le territoire ;
  • Un développement intégré qui capitalise sur l’ensemble des stratégies sectorielles et territoriales encours.

 

Ainsi, la stratégie territoriale a été articulée autour trois axes de développement :

  • Un territoire attractif, l’enjeu étant d’améliorer les conditions de vie de tous les citoyens et de favoriser leur épanouissement, à travers le renforcement des services de base (eau, électricité, routes), le développement d’offres de soin et d’éducation accessibles à tous, ainsi que la mise en place d’infrastructure culturelles et sportives ;
  • Un territoire compétitif, dont l’économie s’appuie sur la valorisation de ses ressources naturelles et culturelles de manière à ce qu’elles profitent directement à la population locale. Trois secteurs sont prioritairement visés (agriculture et argane, tourisme, mines) principalement à travers la structuration du tissu des acteurs et leur accompagnement dans la conception et le développement d’activités génératrices de revenus s’appuyant sur la valorisation des ressources locales ;
  • Un territoire préservé, s’appuyant sur des programmes d’optimisation de la mobilisation et de la gestion de la ressource hydrique, de préservation du sol ainsi que sur des programmes de préservation de la biodiversité (protection des réserves de biosphère, encadrement de l’urbanisation des oasis, etc…).

 

Il s’agit d’un programme bien ficelé, bien suivi, avec des ambitions réalisables et qui commence déjà à se concrétiser sur le terrain, avec des résultats positifs.
Bravo, et très bonne continuation.

 

Mohamed RIAL

 

 

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