À quelques jours de la Glorieuse Marche Verte et dans le prolongement de la première célébration de la Fête de l’Unité, le cinéma Megarama Casablanca a accueilli l’avant-première du film Les Évadés de Tindouf. La projection a réuni de nombreuses personnalités publiques et institutionnelles, des artistes, des professionnels des médias, ainsi que les partenaires du film et son équipe. Le long-métrage sortira dans les salles de tout le Royaume à partir du 4 novembre 2026.

Une soirée placée au cœur des commémorations nationales

Organisée à l’occasion de ces célébrations, la soirée a placé le film au centre des commémorations nationales, en présence de celles et ceux venus découvrir cette histoire portée à l’écran.

Alors que le Maroc célèbre la Fête de l’Unité et s’apprête à commémorer la Glorieuse Marche Verte, Les Évadés de Tindouf rappelle, à travers des destins profondément marqués par l’histoire, le prix de la liberté et la force de l’attachement à la patrie.

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Un récit inspiré de témoignages, adapté d’« Une ombre sur le sable »

Le film raconte le parcours de Marocains qui, après de longues années de captivité dans les camps de Tindouf, ont tout risqué pour retrouver leur liberté et regagner leur pays.

Inspiré de témoignages recueillis par Abdelhak Najib et adapté de son livre Une ombre sur le sable, le long-métrage retrace leur évasion et leur traversée du désert. Faim, soif, épuisement et conditions extrêmes jalonnent ce parcours, guidé par un même espoir : retrouver le Maroc. C’est une histoire de courage et de résistance, qui donne à voir le prix de la liberté et la force du lien à la terre natale.

À l’origine du projet, les témoignages recueillis par Abdelhak Najib il y a une vingtaine d’années ont nourri le désir de porter ces récits au cinéma et de faire connaître le destin de ceux qui ont vécu cette épreuve.

Trois époques : 1974, 2000 et aujourd’hui

Le film revient sur trois périodes : 1974, année de la capture des protagonistes, 2000, année de leur évasion, et le présent. Cette dernière partie suit le fils de l’un des évadés, qui entreprend de reconstituer l’histoire de son père. À travers cette quête, le récit aborde aussi la transmission d’une mémoire familiale et collective, celle de femmes et d’hommes dont les parcours sont longtemps restés peu connus.

Un hommage à Mohamed Choubi

La soirée a également été marquée par un hommage rendu à feu Mohamed Choubi, acteur ayant pris part au film. Les organisateurs ont voulu saluer la mémoire d’un pilier du cinéma marocain, dont la carrière a été jalonnée de rôles marquants au théâtre, à la télévision et au cinéma. Reconnu pour la justesse de son jeu et la force de ses interprétations, il a profondément marqué le paysage artistique national.

Sa participation aux Évadés de Tindouf confère à cette projection une dimension émouvante : le film compte parmi ses dernières contributions au cinéma marocain.

Une distribution et une sortie nationale

La distribution réunit notamment Driss Roukhe, Kamal Haimoud, Imane Kendili, Alia Bencheikh, Yassine Abdelkader et Mohamed Simoka.

Avec cette avant-première, le film a été présenté au public dans un contexte national chargé de mémoire. Il rend hommage à celles et ceux qui ont connu la captivité, à ceux qui ont réussi à regagner leur pays et à ceux qui ne sont jamais revenus. Il rappelle une page douloureuse de l’histoire contemporaine marocaine et la place qu’occupent ces destins dans la mémoire du Royaume.